19.06.2007
Lancedragon, un mythe, une légende!

Il y a dans l’univers de la fantasy une série de romans que j’affectionne tout particulièrement. Une saga épique, tout un monde inventé dans les années huitante par deux écrivains dans le but originel de développer une gamme de jeux de rôles.
Certes, ces livres ne brillent pas leur style, sommes toutes assez simple, ou leur histoire, considérée aujourd’hui comme classique, mais pourtant cette série reste toujours aussi magique à mes yeux. La preuve, je suis en train de la relire pour la énième fois, et toujours avec le même plaisir !
Cette saga magistrale, c’est Lancedragon (Dragonlance), l’histoire épique du monde de Krynn, inventé par Margaret Weis et Tracy Hickman. Et si le cadre et l’histoire peuvent aujourd’hui paraître souffrir de trop de classicisme , je rappelle qu’en leur temps ils révolutionnèrent pas mal la littérature heroic fantasy, connaissant un succès que personne n’aurait imaginé.
Pour ma part, j’aime l’histoire, j’aime ses rebondissements ; j’aime ce style simple mais agréable à lire ; j’aime le monde de Krynn, ses races (aaah, les kenders ^^), ses dieux ; et par-dessus tout j’aime ses personnages, ses héros. Car ce qui fait pour moi la force de Lancedragon, ce sont ses incroyables protagonistes, bien plus travaillés qu’il n’y paraît et tous très attachants.
Lancedragon, c’est avant tout la compagnie originelle :
-Tanis Demi-Elfe, le meneur tourmenté du groupe, sans cesse en proie à ses doutes et à ses faiblesses, déchiré par sa passion envers la sombre Kitiara alors que tout le monde voit comme un chef naturel.
-Lauralanthalasa, dite Laurana le Général Doré, la princesse elfe capricieuse, épris de Tanis, qui va évoluer pour devenir le fameux général doré à la tête des dragons d’or et d’argent.
-Flint Forgefeu, le vieux nain ami de Tanis, un cœur d’or derrière son attitude grognonne.
-Rasitlin Majere, le mage à la peau dorée et à la santé ravagée dans sa quête de la magie et du pouvoir, qui ne s’émeut que pour les faibles et les misérables (sans doute un des meilleurs personnages qu’il m’ait jamais été donné de voir dans n’importe quelle œuvre imaginaire !)
-Caramon Majere, le grand guerrier au cœur d’or, fidèle frère jumeau du maladif Raistlin et prêt à tout pour aider ce dernier.
-Tika Wayland, la serveuse qui ne s’attendait pas à un destin aussi exceptionnel que celui de se retrouver mêlée à la Guerre de la Lance
-Stumr de Lunelame, le fier chevalier solamnique décidé à raviver la gloire de son ordre et à se sacrifier au nom de la valeur qu’est l’honneur et que trop de gens ont oublié.
-Kitiara Uth-Matar, la sombre mercenaire, demi sœur de Caramon et Raistlin, guerrière intrépide à la recherche de la gloire et du pouvoir.
-Lunedor, la maginfique princesse barbare des plaines, élue par les dieux pour rapporter leur parole dans un monde qui les avaient oubliés.
-Rivebise, le grand et taciturne barbare berger, amant et protecteur de Lunedor.
-Et, j’ai gardé le meilleur pour la fin : le sublime, l’exceptionnel, l’inénarrable Tasslehof Racle-Pieds, le malicieux kender cletpomane qui ne connaît pas la peur, et un élément essentiel dont nombre des romans ! Un personnage tellement génial qu’on ne peut qu’en redemander !
Bref, Lancedragon, c’est une saga que tout amoureux de la fantasy se doit de connaître. Parce que, franchement, des bouquins de fantasy comme ça, on en fait plus de nos jours !
Chanson du moment: That Don't Impress Me Much - Shania Twain
Bouquin du moment: Lancedragon: la Guerre de la Lance 1/ Dragons d'un Crépuscule d'Automne - Margaret Weis et racy Hickman (que je relis pour la énième fois, vous devreiz voir l'état du bouquin^^)
Humeur du moment: chaude (fait trop chaaaauuuud T_T) mais bonne.
13:35 Publié dans Univers | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
13.06.2007
Balançoire

Bon sang!
Ce week-end, j'ai dû me traîner à une réunion de famille dans la montagne vaudoise. On était 19, y avait de la place et j'ai pris le dortoir de 50 lits pour moi tout seul. Etant donné qu'il était au grenier, ça donnait une atmosphère assez flippante...
Et samedi, me suis tellement ennuyé que j'ai fait de la balançoire. De la balançoire, nom d'une chouette! J'en avais pas fait depuis quoi... plus de cinq ans! Et pourtant, ça ne perd rien de son charme. C'est toujours agréable de se balancer je trouve. Ca... délasse l'esprit, ou du moins le mien.
Enfin bref, rien de palpitant à écrire je le crains.
Mais purée, de la balançoire!
Bouquin du moment: La Guerre des Ames 2: Dragons d'une Etoile Perdue (Margaret Weis et Tracy Hickman)
Musique du moment: Men, I Fell I Like A Woman - Shania Twain (cette chanson me fait trop tripper :D)
Humeur du moment: impatiente (Dr. House ce soir *_*)
19:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
07.06.2007
Le mercredi, c'bien mieux qu'le dimanche
J’sais on est jeudi et j’ai mis mercredi dans l’titre mais j’fais c’que j’veux.
Tout ça pour dire que hier après-midi (le mercredi donc, pour ceux qui suivent pas) s’est révélé être un intéressant moment. En effet, le SPJ (Société Protectrice de la Jeunesse, en Suisse) fête ses 50 ans en automne, et mon cher assistant social (oui, j’ai un assistant social, étant donné que chuis dans une famille d’accueil) m’avait parlé d’un projet qui avait émergé dans son esprit.
Le but était de demander aux enfants et ados affiliés au SPJ d’écrire un petit texte ou de faire un dessin sous le modèle «ce que j’aimerais dire à quelqu’un (papa, maman, sœur, frère, etc…) ». Etant donné que je n’ai pas grand-chose à faire de mon temps pour l’instant, mon assistant m’avait proposé de me joindre au comité de lecture chargé de ce projet : faire un livre contenant les meilleurs textes et dessins pour ce fameux cinquantenaire.
J’ai bien évidemment accepté, et hier nous sommes allés à une réunion du comité de lecture au sein de la maison d’édition et d’imprimerie Grand (éditions Ouvertures). Au préalable, j’avais comme chacun d’entre nous reçu un gros dossier contenant entre trente et quarante textes et dessins envoyés au SPJ. C’est ainsi que nous avons passé notre après-midi de hier (et notre début de soirée) autour d’une table à délibérer sur toutes ces œuvres. Il y avait l’éditeur (un monsieur très sympa), d’autres représentants du SPJ, etc…On devait être huit ou neuf et l’ambiance était très bonne.
J’ai donc pu assister aux prémices de la naissance d’un ouvrage au sein même de la maison d’édition. Et choisir parmi touts ces textes s’est révélé très difficiles. Il y avait de tout, des messages d’espoirs comme de révoltes, et certains de ces textes se sont réellement révélés très durs à lire. Je peux vous dire qu’en sortant de la réunion, je me suis dit que j’avais quand même eu pas mal de chance dans ma vie. Que dire de ce texte d’une jeune ado dont la mère est morte et qui imagine déjà la mort de son père, son propre suicide et celui de son petit frère pour qu’ils se retrouvent au paradis ? Ou de cette fille qui racontait comment elle et ses frères et sœurs ont vécu l’enfer dans une famille d’accueil qui n’aurait jamais dû avoir le droit d’accueillir des enfants ? Evidemment, il y avait d’autres textes plus gais, d’enfants et d’ados qui sont sortis du tunnel mais…il y a certaines phrases qui nous passent sous les yeux et qu’on ne peut pas oublie.
En juillet, le comité se réunit une nouvelle fois pour parler de la maquette du bouquin. J’espère vraiment que ça donnera quelque chose de bien, et je suis ravi, et même un peu fier, de suivre le projet.
Le SPJ, comme tous ces gosses et ses ados, méritent amplement un tel ouvrage.
Sinon, j’aime bien le mercredi. Sans doute une réminiscences du temps du collège, où le mercredi après-midi est synonyme de congé en Suisse. En plus, et c’est strictement superficiel, j’ai pu suivre hier soir la fin d’une énième série française de l’été « Suspecte ». Je dois dire que pour une fois, ils ont réussi à nous pondre une intrigue originale et bien menée par un trio d’actrices exceptionnelles (Ingrid Chavin est une actrice extraordinaire, et Karina Lombard et Elodie je sais plus (une suissesse^^) étaient aussi vraiment douées). Après l’involontairement hilarant nanar qu’était toute la saga du Zodiaque (Francis Huster m’aura fait hurler de rire plus d’une fois malgré lui) et autres trucs à la Dolmen, enfin quelque chose qui donne envie d’allumer son post. Je dis chapeau (même si je m’attendais à mieux pour la fin mais bon…).
Et puisque on est dans le plaisir superficiel, le mercredi soir y a Docteur House, et cette série est tout bonnement géniale, surtout grâce au personnage principal au charisme aussi fascinant que détestable.
En bref, retenez juste une chose : dimanche nul, mercredi bien.
Chanson du moment: ("voir" au début de la note, comme d'hab') Baba Yetu, de Christopher Tin
Bouquin du moment: toujours le même; je lis trop peu ces jours, c'pas bien. >_<
Humeur du moment: relative
15:50 Publié dans Vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.06.2007
Poudre blanche

Il ne sera pas question ici de cocaïne ou d’autres substances, pour les éventuels dépravés qui me lisent, mais de neige.
La neige me manque. J’ai toujours aimé la neige. Pourtant, je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de faire des bonhommes de neige, ou de participer à une bataille de boules. De plus, je n’ai jamais vraiment trouvé amusant le fait de se rouler dans la poudreuse.
Si j’aime la neige, ce n’est pas pour le côté amusant que certains lui trouvent. Si j’aime la neige, c’est parce qu’elle m’apaise. Ce paysage blanc me manque, qu’il étincelle sous le soleil ou luise sous la lueur des lampadaires, la nuit.
J’aime le crissement de mes pas lorsque je marche dans la neige, et que nul autre bruit ne perce à mes oreilles. Marcher la nuit, au milieu des arbres, la neige sous ses semelles. Ca me manque.
Et avec les grandes chaleurs qui reviennent, il me manque aussi la sensation de fraîcheur qu’elle me procure rien qu’à travers mon regard sur son manteau. Oui, la neige qui vous dégouline dans le cou et qui s’infiltre dans vos chaussures, c’est désagréable. Mais pour moi c’est un bien maigre prix à payer pour profiter d’un pareil spectacle.
La neige me manque
Chanson du moment: aucune...
Bouquin du moment: toujours le même
Humeur du moment: beuh...
22:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.06.2007
Les trucs qui méritent la mort!!!
J’ai repris le train aujourd’hui. Yeepee. Au moins, j’avais ma « Science du Disque-Monde » pour m’occuper. Mais là n’est pas le sujet.
Inspiré par une des dernières notes du dessinateur Boulet (voir mes liens, tous beaux), et ma mauvaise humeur actuelle aidant, j’ai décidé de réaliser ma propre liste de trucs qui méritent la mort. Bien évidemment, c’est purement subjectif, et ce ne sera pas dessiné comme chez Boulet. Déjà parce que je dessine pas aussi bien et que j’ai pas envie, là. J’ai le droit, merde, je paye mes impôts (du moins je crois… chuis pas au clair avec tout ça^^) !
Alors… Je ne prétends pas mettre tous ces trucs qui méritent la mort dans l’ordre… Juste ceux qui me passent par la tête… Alors, il y a…
-les quotidiens gratuits (avec en première page des titres genre « Paris Hilton en prison, scandale, glamour, horreur ! »)
-Paris Hilton justement, ou du moins tout le flan qu’on fait autour d’elle
-les fétichistes des pieds (je ne sais pas pourquoi ; ils m’abominent, c’est tout)
-les gens qui écrivent de toutes les couleurs sur leur blog ; genre un mot, une couleur (quand c’est pas une lettre, une couleur). C’est rarement esthétique, et ça mal aux yeux. En enfer !
-l’antiaméricanisme primaire (une mode détestable)
-les t-shirts roses et moulant (une mode abjecte !)
-Emile Zola, sa vie, son œuvre
-Madame Bovary ; écrire un truc pareil mérite non seulement la mort, mais en plus tous els tourments de l’enfer !
-regarder la Star Academy, même si c’est « juste pour rigoler »
-préférer les chats aux chiens ou l’inverse
-écouter du hip-hop
-faire du hip-hop
-les pubs sur M6 (je vais tuer ce putain de Pigloo !!!)
-Christophe de Chavannes
-écrire en langage sms, même quand c’est pour écrire un sms !!! (les tourments de l’enfer, les tourment de l’enfeeer !!!)
-Emmanuel Kant
-Cette enflure de Descartes
-et une pétée d’autres philosophes
-travailler dans les maths, aimer les maths, être doué(e) en maths et, plus largement, comprendre les maths
-dire que les dinosaures avaient le sang froid (bordel, me lancez pas là-dessus où je vais devenir agressif !)
-se plaindre du temps (connards ! on y peut rien, un peu de stoïcisme bordel !)
-plus précisément : les gens qui se plaignent du chaud alors qu’ils ont une grosse doudoune sur le dos (souvent les filles, sans pour autant jeter la pierre à toute la gente féminine)
-les mecs qui portent des pantalons taille basse pour qu’on voit leur infâme caleçon (y a assez d’horreurs dans la rue pourtant !)
-les nuages de moucherons
-dire que Naruto c’est trop d’la balle (c’est pas mauvais mais y a des limites au plébiscite…)
-ne jamais avoir lu Terry Pratchett
-les inconnus qui viennent s’asseoir près de vous dans un transport public alors qu’il y a quantités de sièges libres ailleurs bordel !)
-dire que Rogue dans Harry Potter est une ordure
-ne jurer que par Harry Potter (y a bien mieux quand même, lisez A la Croisée des Mondes !)
-et…et ce sera tout pour l’instant. Même si plein de choses méritent la mort encore. Mais j’en ai marre d’étaler ma hargne.
Sur ce… Et votre liste, elle contiendrait quoi ?
Chanson du moment: Pompeii, d'E.S Posthumus (la chanson du haut).
Bouquin du moment: toujours le même (il est génial!)
Humeur du moment: hargneuse. Elle mérite la mort.
23:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.06.2007
Bonjour. Ah oui, je hais les dimanches, aussi.
Je hais les dimanches. C’est viscéral. Rien de plus pénible qu’un dimanche. C’est vrai quoi, y a que le dimanche qui fait que je me retrouve à avaler une boîte de sardine avec deux tranches de pain à quatre heures de l’après-midi comme premier repas de la journée. Et j’entends déjà ceux qui crient leur écoeurement des sardines à l’huile. Ben quoi, c’est très bon les sardines. Même l’estomac vide, ça passe très bien (surtout l’estomac vide). Et j’mange c’que je veux, c’est dimanche.
Dimanche, le jour du seigneur, le jour de repos, etc.etc… Tu parles… Même quand le lundi qui suit est un lundi de vacances, dieu que je peux détester le dimanche qui le précède (vous me suivez ?). Le dimanche est un jour mort, un jour…hors du temps. Où cultiver l’art de la procrastination atteint son paroxysme. Une véritable stase intemporelle entre le samedi et le lundi. D’ailleurs, même du temps où, gymnasien, je commençais mes lundis par deux périodes de philo ces derniers me paraissent moins pénibles…
Déjà le dimanche, j’ai envie de ne rien faire. Et c’est très pénible, bien plus fatiguant que ce que l’on croit quand on y pense ! Surtout que j’aurais des tas de choses à faire, des trucs sympas comme lire un bon bouquin ou écrire des trucs censés, mais non, impossible.
Heureusement le dimanche c’est le jour des séries. Rien de tel qu’un foutu dimanche pour s’avachir sur le canapé devant le télé. Surtout qu’ils ont commencé à diffuser la nouvelle saison de « Scrubs », et que cette série me fait rire. Et si du coup je vous apparais comme un écervelé esclave de son poste, je m’en tamponne le coquillard, qui lui non n’aime pas le dimanche, merci pour lui.
Outre m’étaler sur ledit canapé comme le beurre de cacahuètes sur la tartine, le dimanche, j’ai tendance à déprimer sévère, même si je me couche gai comme un pinson le samedi soir (ou le dimanche matin très tôt, mais le dimanche matin très tôt est hors concours, il fait encore nuit et on a pas encore aperçu ce jour maudit pointer le bout de son nez). D’ailleurs c’est quoi cette expression, « gai comme un pinson » ? C’est vrai quoi, sont si heureux que ça les piafs ? Ils chantent, d’accord ; c’est joli, d’accord. Mais m’étonnerait que ce soit parce qu’ils sont particulièrement heureux. Ca doit plutôt vouloir dire des trucs du genre « J’te kiffe trop femelle pinsons, viens dans mon nid on va repeupler la branche » ou « Merde, j’ai perdu de vue mon déjeuner. Un bon gros moustique qui avait l’air bien juteux en plus ! ». Y a que les humains pour siffler quand ils sont heureux (et rien de plus agaçant qu’un quidam qui sifflote gaiement, c’t’insupportable !). Enfin bon, voilà à quelles élucubrations me poussent les dimanches ; d’autant plus que j’ai déjà écrit deux fois « c’est vrai quoi » dans ce texte et qu’en temps normal les gens qui rajoutent « quoi » à la fin de leurs phrases alors qu’il n’y a strictement aucune raison de le faire, ça mérite la mort. C’est vrai quoi !!!
Bon, je disais que le dimanche me faisait déprimer (quoi). C’est un jour propice pour passer en détail ce que l’on fait de sa vie, et le résultat s’avère pour ma part plus qu’affligeant. Un étudiant qui n’est plus étudiant et qui a raté ses examens de fin de gymnase, un adulescent de vingt ans qui n’a pas trouvé de boulot et qui glande depuis une année, un célibataire du même âge qui commence à se dire que la solitude, ça pèse (même les pinsons, gais ou pas, ramènent des gens dans leur nid, c’est dire !) et un type désoeuvré qui a laissé son estime de soi, sa dignité et son courage dans un autre pantalon. Et qui plonge de plus en plus dans une sorte d’auto apitoiement pathétique mâtiné d’égocentrisme tragique.
C’est tout moi ça…
Comme quoi, autant se vider la tête devant un écran de télé ou d’ordinateur en espérant que le dimanche laissera vite sa place au lundi, déjà moins haïssable à mon sens. Le dimanche me réduit à un tel point que j’en suis résolu à ouvrir un blog dans le simple but de poster mes élucubrations. Dans un but purement égocentrique. En effet, j’adore écrire, c’est ma passion, et je commence à en avoir marre de réaliser que ce que je scribouille n’est jamais lu. Evidemment, mon égo surdimensionné saura faire fi de toute critique négative non constructive, mais au moins ce qui sort de ma tête et que je couche sur le papier avec ardeur a une chance d’être lu par d’autres que celui qui les a écrites et par des gens de ma famille qui laissent traîner leurs yeux ici et là en s’extasiant du résulta. Malgré toute sa bonne volonté, y a rien de plus hypocrite qu’un parent lorsqu’il s’agit de commenter le travail artistique de son enfant.
Bon sang, toutes ces lignes simplement pour dire que je n’aime pas le dimanche. Ces lignes écrites au son des bo de « Little Miss Sunshine » et du « Labyrinthe de Pan », deux excellents films que je conseille au passage. D’ailleurs ne pas les voir au moins une fois, c’est comme dire « quoi » à tort et à travers. Ca mérite la mort. Bien évidemment, ce que j’écris est purement subjectif, quoi.
Un autre tour diabolique pour lequel ce fichu jour dominical se révèle très fort, c’est celui qui consiste à me réduire à l’état de larve humaine chevrotante et somnolente tout en me faisant passer des très mauvaises nuits entre le dimanche et le lundi. Je dors mal le dimanche, c’est indéniable, et très fatigant. Au moins j’aurai pu dormir dans le train qui m’a ramené dans le village où je vis avec ma famille d’accueil depuis l’immeuble de ma mère, à Lausanne. A force de faire sans arrêt le même trajet sur rails depuis des années, j’ai d’ailleurs développé une capacité plus qu’utile : celle de m’endormir à peu près quand j’en ai envie dans le train pour me réveiller quelques dizaines de secondes avant l’entrée en gare où je descends. Pratique pour se reposer vingt minutes, surtout pour affronter la nuit du dimanche… Et pour éviter l’ennui que me procure cet éternel trajet Lausanne-Echallens ou Echallens-Lausanne. D’autant plus qu’il faut toujours que quelqu’un vienne s’asseoir dans la série de sièges où je suis installé, même si le wagon foisonne de places libres. Et bien évidemment, ça n’est jamais une jolie inconnue qui agrémenterait le voyage de la plus agréable des façons (en plus, l’été arrive, tout ça…aaaah, l’été…), mais un représentant hautement insupportable de la race humaine dont la seule présence me donne envie de me livrer à un meurtre odieux et ô combien lent et douloureux. Je ne sais pas pourquoi, s’il y a bien un endroit où je hais les gens autant que le dimanche (c’est dire), c’est dans le train. Sauf s’il s’agit d’une ravissante jeune fille, mais en règle générale elles ne s’asseyent pas à mes côtés.
Et voilà je ne sais combien de livres que je déverse ma bile, mais au moins j’écris, ce que je ne faisais plus assez depuis quelques temps. Je crois quoiqu’il advienne, il me restera toujours l’écriture. Et même si j’ai la détestable manie de rarement terminer ce que j’ai commencé, je ne désespère pas de mettre un point final à nombre d’histoires sorties de ma tête fatiguée. Chacun a un rêve, le mien c’est de pouvoir continuer à écrire, et de le faire bien.
Sur ce, je m’en vais en mettre un à ce texte, de point final, parce que j’ai failli terminer sur une note positive et que ça ne se fait pas, d’être positif un dimanche. Alors voilà ce qui me sert d’introduction pour ce blog. Une prose vomitive et ahurissante de tergiversations et de non-sens. Bah, peut-être que ça fera sourire quelques mauvais esprits, et que cela écoeurera ceux qui possèdent un vrai goût pour l’écriture (et pas pour les sardines, assurément). Et en plus, ils repassent le bon vieux classique "Piège de Cristal" à la télé. Rien de de tel que Bruce Willis dészinguant de l'Allemand à tout va pour bien commencer un dimanche soir.
Et surtout, j’ai réussi à placer le mot « procrastination », je suis content.
Ah oui, j’oubliais : bon dimanche, quoi !
Chanson du moment: "The Winner Is", de Devotchka pour le film "Little Miss Sunshine" (et qui normalement se trouve au début de la note; la musique, pas Devotchka).
Bouquin du moment: La Sience du Disque-Monde, par Terry Pratchett, Ian Stewart et Jack Cohen.
Humeur du moment: dominicale. C'est-à-dire mauvaise et un brin dépitée.
19:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



