13.01.2009

Infréquentable

Vous êtes un type infréquentable. Parfaitement, comme Bénabar.

 

Vous êtes un type infréquentable, parce qu’entre autres et de manière non-exhaustive :

 

-vous coupez votre coca-zero avec de l’eau (en plus d’être un type infréquentable, vous êtes un type abject)

 

-vous aimez regardez Newport Beach à la télé (Hiiii, Seth Cohen ! Seeeeth ! o/)

 

-vous êtes parfois d’une mauvaise fois qui confine à la bêtise (vous êtes capable de continuer de beugler votre version des faits alors qu’on vous présente la preuve par neuf et par vidéo que vous avez tort ; Dieu vous le soufflerait à l’oreille que vous nieriez toujours)

 

-vous préférez vous nourrir d’un reste de pâtes arrosées de tabasco™ plutôt que de TRAVERSER LA RUE (moin de deux minutes, vous avez compté) pour aller au magasin acheter ce qui vous ferait vraiment envie de manger, tellement vous avez la flemme (l’incarnation de la flemme, c’est vous !)

 

-vous aimez beaucoup Dieudonné (pire, il vous fait rire ! Et de bon cœur !)

 

-vous n’avez pas d’avenir, du moins pas d’avenir qui fait bien (d’ailleurs, si un jour vous rencontrez à nouveau une fille –ah ah- qui veut bien de vous –ahah- vous ferez le pire mec du monde à présenter à ses parents, particulièrement quand ils vous poseront la question classique « Et vous faites quoi dans la vie, vous, le petit malandrain qui rôde autour de ma fille adorée ? » « Bah, euh, rien. Et si ça se trouve, je vais finir à l’Assurance Invalidité, parce que même si j’ai toute ma tête, il paraît qu’elle est pas assez forte pour que j’assume un boulot et une vie dite normale. Très bon, votre gigôt, madame Truc » … Bon, d’accord, au moins, vous ne vous droguez pas et vous ne sortez pas de prison, mais quand même...)

 

-quand vous voyez affiche sur la faim dans le monde, vous pensez aussitôt « Tiens, je mangerais bien un kebab ! »

 

-vous mangez généralement un kebab par semaine (et il est même arrivé que vous en mangiez deux dans la même semaine !

-et vous les mangez mal (ça dégouline ! ;_ ; )

 

-d’ailleurs, en parlant de nourriture, vous raffolez de la viande de cheval (en steak, en fondue, en brochette, en rôti… ) et vous n’avez aucun remords

 

-enfin, pour en terminer question bouffe, vous adorez aller manger au McDonald’s

 

-vous n’êtes pas anti-américaniste (à vrai dire, vous vous en fichez d’être pro ou anti, vous n’êtes en fait rien, mais des gens vous en veulent quand même)

 

-souvent, vous oubliez de voter (et quand vous le faites, vous vous en fouter mais alors grave !)

 

-vous n’aimez pas Final Fantasy VII (ça, c’était l’argument geek)

 

-vous préférez les films de Peter Jackson aux bouquins de Tolkien

 

-vous avez acheté un cd d’une fille qui était à la Star Academy une fois, et qui n’avait même pas gagné (et puis ce n’est pas de votre faute si la seule fois où vous avez regardé –il y a un ou deux ans parce que votre sœur était là un soir et qu’elle avait la télécommande- vous êtes tombé sur quelqu’un dont vous avez apprécié la prestation)

 

-vous pouvez citer un dinosaure pour chaque lettre de l’alphabet, au grand dam de ceux qui n’en ont rien à fiche, ce qui fait quand même pas mal de monde

 

-parfois, vous ne vous rasez pas pendant près d’une semaine –voir plus- parce que vous avez la flemme (et aussi, vous trouvez que se raser est un des trucs les plus ennuyeux du monde !)

 

-vous êtes un sale agnostique

 

-vous faites exprès de monopoliser l’espace où vous vous asseyez dans les transports publics pour qu’aucun salopiaud n’ait l’idée de venir s’asseoir près de vous et vous pourrir votre espace vital

 

-...

-

Et vous allez vous arrêter là. Si après ça, vos lecteurs, ne comprennent pas que vous êtes infréquentable, vous ne pouvez plus rien pour eux.

 

Enfin, musique (le titre de Bénabar, évidemment, que je vous mets en lien sur youtube parce que hautetfort refuse de prendre votre mp3, et que vous avez la flemme de faire autre chose qu’un lien à copier-coller par vos lecteurs eux-mêmes -ça leur fera les pieds!- de la première vidéo youtube venue) : http://www.youtube.com/watch?v=91UU0E5wPMQ

09.01.2009

And a new year begins...

...et elle ne semble pas vraiment se décider à se démarquer de l'année dernière. Mais après un bon gros coup de déprime post-new year, vous revoici d'humeur plus posée, à défaut d'être plus sereine. Et vous revoici sur ce blog, surtout. Notez, ce n'est pas comme si vous aviez grand chose à raconter, mais vous aviez envie de venir y mettre quelques mots, des fois que des gens passeraient encore de le coin, pauvres hères égarés sur les méandres du web. It's just that.

En parlant de that, il faut que vous vous expliquiez sur la relative fréquence de mots anglais disséminés ci et là: depuis quelques temps, vous avez tellement pris l'habitude de lire en anglais (parce que les délais de traduction de vos auteurs fétiches sont trop longs: plus de deux, voir trois ans pour voir arriver en pays francophones le dernier Pratchett, par exemple! Vous ne tpouvez PAS tenir, c'est trop DUR!), de regarder les films et les séries en VO (c'tellement plus naturel, même s'il y a de rares exceptions valables en VF), de jouer à des jeux vidéos en anglais (parce que les éditeurs ne se foulent pas pour les traductions; ils les sortent en PAL mais ça s'arrête là...)... que sans même le faire exprès, vous vous mettez régulièrement à vous exprimer en anglais lorsque vous parlez tout seul (en public vous n'osez pas, vous avez trop honte de votre accent) et surtout de PENSER en anglais. Alors que basiquement, vous êtes une tanche en anglais. Vous comprenez quand vous le lisez, mais vous ne savez pas le prononcer, vous le comprenez mal quand il est parlé et vous avez des notions de grammaires catastrophiques (une ligne, douze fautes, merci l'éducation nationale (copyright Nicole de Buron)). Et pourtant, voilà que dans votre tête défilent les expressions anglaises, les phrases anglaises, les mots anglais... C'est peut-être banal pour la plupart de vos lecteurs, mais vous, cela vous a surpris. Vous vous y êtes fait, cependant. A vrai dire, quand vous réfléchissez à vos nombreuses histoires, vous imaginez les scènes en anglais: c'est terrible, mais ça vous paraît plus naturel et "classe" que votre langue maternelle. C'est fou, isn't it? Non? Ben vous, vous trouvez.

C'est un peu comme votre manière de concevoir vos histoires et vos écrits, qui a radicalement changé. Vous avez maintenant un procédé purement cinématographique, imagé, de penser aux scènes que vous voulez écrire. Vous avez ces scènes qui défilent, comme les plans d'un film ou les cases d'une bande dessinée, et vous avez parfois beaucoup de mal à retranscrire tout cela en mots. Comme si, le décor étant tellement là, tellement planté dans votre tête que vous vous fatiguez rien qu'à l'idée de vous lancer dans "une redite descriptive". Du coup, vous avez l'impression que vos rares textes sont de plus en plus vides, de plus en plus dépourvus de liens corrects pour de l'écriture "romanesque"... Peut-être que c'est simplement parce que votre perception a changé que vous vous inquiétez et vous décevez un petit peu, mais vous ne pouvez vous en empêcher. Si ça se trouve, votre manière d'écrire plaît toujours, peut-être que vous avez évolué dans le bon sens... Mais vous êtes incapable de le percevoir ainsi. It's a pity... (vous n'avez pas pu vous en empêcher...)

Bref, assez de blabla pour aujourd'hui! Si la déprime précitée est moins forte, vous êtes encore vaguement morose, et n'avez aucune envie de vous épancher misérablement sur la vacuité de votre existence (oups, trop tard!). Vous allez plutôt relire le mail de votre ancien prof de philo pour retrouver le sourire, et essayer de vous traîner de manière vaguement constructive pour le reste de la journée. Ou pas.

Allez, à plus les gens! Si ça se trouve, vous repasserez dans l'coin avant six mois!

Et, pour terminer, un peu de musique (ce morceau est tout simplement magnifique, don't you think? Vous, il vous calme.):


podcast

28.09.2008

C'en était bien un...

...de ragondin.

 

ragondin2.jpg

Le ragondin, c'est quand même une des bestioles les plus cool du monde (avec le renard et les dinosaures, évidemment). Regardez donc cette bouille sympathique, cette allure de peluche et ces moustaches ébouriffées! Même la queue de rat ne dénature pas l'ensemble! Et prêtez attention à la détermination de cette bêbête (oui bon, celui là à l'air un peu endormi, mais il a dû refaire douze fois sa pose pour le photographe; dans la nature, on ne lui avait pas appris à devenir taupe-modèle), toujours prête à aller de l'avant, trotinnant ou nageant à l'aide de ses p'tits pattes vigoureuses! La truffe au vent (ou au ras de l'eau), le pelage lustré et les moustaches fières, le ragondin ne se lassa jamais d'accomplir l'objectif qui lui est incombé. Bon, vous ne savez pas exactement de quel objectif il s'agit, mais ça doit tourner autour de survivre et ronger des trucs. Mais là n'est pas l'important! L'important, c'est que comme tout animal, le ragondin a la motivation!

Contrairement à vous (l'homme doit être le seul animal au monde capable de ne plu ressentir de motivation). On le sait, vous avez l'ambition d'une pomme de terre, ce qui n'aide pas. Vous avez toujours rêvé de pouvoir vous contenter d'une vie tranquille et sans histoires où la reconnaissance d'autrui et la satisfaction d'un travail et d'un salaire de pointe n'avaient pas leur mot à dire. Quitte à finir vieux et seul dans un appartement encombré (vous ne jetez jamais rien), en peignoir sur un fauteuil avec un chat arthritique sur vos genoux devenus cagneux.

Seulement voilà, après l'ambition, c'est la motivation qui se fait doucement la malle. Comme tout à chacun, vous aviez déjà eu des périodes où sortir (se répandre plutôt) hors de votre lit pour vivre une nouvelle journée d'études/travail/création vous semblait aussi agréable que de devoir tondre un moutont (ce dont vous n'avez jamais eu aucune envie, d'où la comparaison). L'ennui, c'est que l'actuelle période démotivante dure, s'accroche et résiste, décidée à ne pas vous lâcher comme la moule au rocher. Vous n'aimez d'ailleurs pas les moules, même avec une sauce à l'ail et des frites. Mais dans votre vie actuelle, il n'y a même plus la sauce onctueuse et les délicieuses frites pour motiver la casserole de moules (même vos métaphores s'en ressentent, c'est terrible!).

Même vos loisirs ne vous motivent plus: des centaines d'idées vous trottent dans la tête, concernant l'écriture notamment, mais l'idée de vous installer à votre bureau et d'y travailler vous paralyse. Vous passez vos journées à dormir et écouter de la musique dans le noir, sous votre duvet en compensant avec une glace (comme tout à l'heure ce soir) ou des biscuits. Parce que la motivation n'a plus de raison d'être. Ou plutôt, vous ne trouvez plus aucune cause. Certains ont une muse, soit une personne dans leur vie qui parle simple fait d'êre à leurs côtés leur donne la force nécessaire pour s'épanouir. Vous, vous n'avez personne dans votre vie, mais si vous le regrettez vis à vis de plein de choses (ça ressent dans une de vos toutes dernières notes, tiens), vous ne pensez pas que votre perte de motivation vienne de là.

D'autres ont une cause, et c'est sans doute l'un des meilleurs moteurs qui soit. Vous n'en avez pas non plus, ce qui peut s'avérer plus problématique. Vous ne sauriez même pas dans quoi vous engager. L'ennui avec le manque de motivation, c'est qu'il est difficile de se motiver à en trouver. Vous me suivez? Ah ah. Alors du coup, les livres à lire s'accumulent, et les idées d'écriture trottent sans arrêt dans votre tête. L'envie est là, mais l'incapacité à vous mettre au boulot vous ronge (comme un ragondin ses aliments, mais en moins mignon; parce que c'est quand même super mignon un ragondin).

Certains mettent un tigre dans leur moteur (ce qui vous laisse dubitatif: vous n'y connaissez rien en mécanique mais selon vous, le moteur tourne moins bien avec un animal coincé entre les pistons). Vous, votre moteur tourne au ralenti: juste de quoi vous faire vaguement avancer et vous donner l'envie mais pas la force.

Ouais, c'est ça: vous avez besoin d'un tigre! Mais où le trouver?

Et le sursaut de motivation ayant occasionné cette note se meurt: vous allez écouter du Saez dans le noir et manger des pim's à la framboise en attendant Urgences.

17.09.2008

Yesterday

Parce que hier, c'tait pas rien, ah ça!

 

Il y a des journées où on croirait presque qu’il s’est passé plein de choses. Tiens, celle d’hier, par exemple ! Vous n’avez pas réellement fait grand-chose de plus que d’habitude, mais vous avez eu l’occasion d’observer une multitude de faits plus ou moins intéressants.

Le fait étant que vous deviez vous déplacer en ville pour affaires diverses comprenant séance chez le psy (chuis tendance, j’ai un psy / je suis fou, j’ai un psy / je suis un abruti, j’ai un psy : que le lecteur choisisse la page du catalogue qu’il préfère)et visite des ateliers des Oliviers, dont vous parlerez plus bas.

Pour commencer, il a fallu vous lever tôt. A neuf heures. Ce qui, pour vous qui avez pris au fil des derniers mois un rythme de sommeil joyeusement décalé compris entre environ deux heure du matin et onze heures-midi, ne s’est pas révélé de tout repos (ah ah ; c’est un jeu de mots, riez). Et comme vous ne déjeunez jamais (pourquoi un petit-dej’ quand on se lève pour le dîner ?), vous saviez déjà que vous aurez faim en pleine séance, et que vous penserez alors plus à votre estomac délaissé qu’aux progrès de votre moi intérieur.

Bon, pour se rendre en ville, il vous a d’abord fallu prendre le train régional. Où, évidemment, quelqu’un s’est assis en face de vous, dans votre espace vital alors qu’il y avait plein de sièges libres partout ailleurs dans le wagon. Et évidemment, ce n’était pas une jolie jeune fille. Vous avez tenu le coup tant bien que mal en somnolant, votre musique dans les oreilles et un œil sur les quotidiens gratuits (ceux que les lecteurs laissaient traîner et qui jonchaient le wagon, tout froissés ; vous n’alliez pas ouvrir un de ces torchons, tout de même !).

Mais avant de prendre ledit train, il vous a fallu traverser l’infernal barrage des bonnes âmes : les jeunes qui, joues rosies et l’œil alerte, guettent le chaland pour lui donner la joie immense et la bonne conscience en souscrivant à une association humanitaire. Vous doutez un peu du choix de leur pied de grue : les badauds pressés de prendre leur train ne font généralement pas de bonnes cibles. En tout cas pas vous, même quand vous avez de l’avance. Vous n’avez sans doute aucune moralité, mais leurs cinq petites minutes se transforment rapidement en un bon quart d’heure à discuter de la fonte des glaces sous une bise mordante de bon aloi. Vous n’avez rien contre le fait de discuter de la fonte des glaces. D’ailleurs, on devrait plus en parler, et des autres problèmes aussi. Mais pas quand votre train attend sur le quai. Du coup, aujourd’hui encore vous avez pressé le pas en chantonnant à tue-tête, ce qui décourage généralement le quêteur avide de signatures. Et puis, vous avez déjà donné. Vous croyez savoir que vous versez quinze francs par mois à Greenpeace d’un salaire que vous n’avez pas (soit grosso modo le prix d’un bon McDo !).

McDonald’s que vous avez d’ailleurs goulument dévoré –une fois la séance passée et midi sonné- en haut des marches du parvis de l’Eglise (ça fait très « Amérique chrétienne », tous ces symboles), en compagnie d’autres gens affamés de hamburgers caoutchouteux mais délicieux. Et de pigeons. Beaucoup de pigeons. Aux regards fous comme seuls oiseaux peuvent avoir. Une bande de djeunes sans doute rebelles –seuls les rebelles mettent un point d’honneur à montrer que eux, ils portent pas des caleçons de lopette- s’amusait à leur jeter des frites, provoquant de violentes mêlées sans pitié parmi les volatiles hagards. Vous aimez bien les pigeons : ce ne sont pas des créatures compliquées. Et vous les appréciez plus que vos semblables mangeurs de sauce moutarde : les djeunes vous lançaient des regards torves, et vous commenciez à craindre pour le contenu de votre sac à dos ou pire, qu’ils vous chourent (c’est comme cela qu’on dit maintenant, non ?) votre sixième verre McDonald’s. Tiens, c’est fou comme ce genre de coup publicitaire fonctionne du tonnerre : dès que c’est gratuit, tout le monde en veut. Ils proposeraient des ragondins empaillés que ça serait pareil (mais moins pratique pour boire).

Outre les pigeons et les djeunes –qui soit dit en passant partagent plus de caractéristiques qu’on pourrait le penser- le petit monde de la rue offre son lot de spécimens à étudier, comme ces autres dérivés aviaires proches de la poule : ces filles qui marchent en se dandinant tellement qu’on attend plus que de les voir se jeter au sol pour picorer quelque chose. Ca et la mode des strings qui dépassent. Vous n’en avez jamais autant vu qu’aujourd’hui. Vous n’avez même pas besoin d’en chercher, il vous suffit de baisser les yeux à la recherche d’une frite égarée pour en apercevoir, remontant jusque sous les aisselles des jeunes filles assises en bas des marches. Un point de vue imprenable diront certains, d’autant qu’il y en a de toutes les couleurs. Vous connûtes (ouais, chuis un intellectuel de la langue française) d’ailleurs du temps de votre gymnase un camarade de classe qui se targuait de cerner la personnalité des demoiselles rien qu’à la couleur de leur lingerie. Il n’a hélas jamais partagé ce secret avec vous. Nul doute que cela vous aurait beaucoup aidé dans vos relations avec les membres du beau sexe. Bref, cette mode vous laisse de toute façon perplexe : où certains voient peut-être la promesse délicate de paysages inexplorés, vous ne voyez qu’un bout de tissu et, parfois, une étiquette. Follement glamour, non ?

Et après… Après ce fut la visite des ateliers des Oliviers. Parce que vous êtes incapable de gérer des études (gymnase foiré, merci d’avoir participé) ou de vous faire à un travail (après un trimestre d’apprentissage d’employé de commerce, la pression vous rendait malade –au point de devoir en référer à un médecin- et vous aviez envie d’agrafer sauvagement la jugulaire de la secrétaire qui vous demandait une photocopie), vous êtes actuellement pris en charge par l’Assurance Invalidité, dite AI pour les amis (en gros, vous souffrez de troubles psychotiques légers ; vous n’êtes ni fou ni mentalement déficient, mais vous avez autant de résistance psychique et physique au stress qu’une pomme de terre bouillie et avez été diagnostiqué comme incapable de vous insérer dans un schéma social et de boulot normal). Et son programme de réinsertion n’a pour vous qu’une porte, celle des Oliviers. Les Oliviers, ça consiste à aller très loin dans les terres inconnues (le bus traverse une forêt ; une FORET, bon sang !) pour aller s’adonner deux heures par jour quatre jours par semaines à des activités créatives en compagnie de gens charmants et de moniteurs motivés.

Vous avez le choix entre faire des miroirs en verre colorer, des boîtes en poterie, des petites vaches rigolotes (entendez par là que seul un déviant présentateur de téléachat vous vendrait comme rigolote) et des paniers en rondins (ou des boîtes à pain qui sont, paraît-il, très tendance). Déjà, le bruit de la scie à bois et de la ponceuse à verre vous donnent envie d’étrangler quelqu’un avec ledit rotin. Enfin, voilà l’opportunité qu’on vous offre. Merci bien. Des travaux manuels. Que le monsieur de la visite à eu la folle audace de comparer à l’écriture. Oui, ce sont deux activités créatrices nées de nos esprits imaginatifs et de nos mains robustes. Mais ça s’arrête là. La terre glaise à ses limites et sa routine, l’imagination non.

Vous n’avez bien sûr aucune envie de tresser du rotin comme si votre vie en dépendait, mais vous passez tout l’entretien à lancer des sourires crispés et à répondre poliment au gentil moniteur qui vous propose de débuter le premier octobre si cela vous convient monsieur. Vous acquiescez, espérant avoir changé de pays d’ici là. Mais vous n’aviez pas vraiment le choix. Que pouvez-vous dire d’autre à l’état ? Même si passer par là est le prix à payer pour faire réaliser au monde que vous n’êtes pas adapté à son fonctionnement global, vous trouvez que c’est un peu cher. Pour la plupart des gens, c’est sans doute une solution efficace. Ceux vus là-bas avaient l’air content (sauf celui qui restait dans son coin et qui tressait réellement son rotin comme si sa vie en dépendait). Mais vous savez que c’est loin d’être ce qu’il vous faut.

Si c’est cela, votre avenir, il s’annonce plutôt sombre (bien que plein de miroirs colorés pour renvoyer votre regard rendu hagard par le bruit du bois découpé à la scie à musique). Vous êtes différents, vous êtes fragiles, c’est un fait avéré. Mais vous ne l’êtes pas assez pour être pris au sérieux par ceux qui s’occupent de vous. Et, si vous plaignez sincèrement les gens bien plus malades que vous, vous avez déjà un goût amer à l’idée de la seule solution qu’on daigne vous proposer. Et là, vous vous dites carrément flûte.

Mais votre sœur vous dit qu’il y a « Un dîner presque parfait » qui commence sur M6, et finalement tout ne va pas si mal !

 

20.03.2008

"Un ami qui me comprenne, et des livres par centaines..."

La vie n’est pas seulement comme mettre un chat dans une baignoire, elle est aussi –mais ça vous ne l’apprendrez à personne- compliquée. A vrai dire, s’il s’avère que vous l’apprenez à quelqu’un qui ensuite vous dira « Non non, moi je trouve pas. Rien de plus simple, tout baigne. Pas d’problèmes, ah ah. », vous aurez là tout de suite l’envie de lui proposer d’échanger la sienne avec la vôtre. Comme ça, pendant que le faquin devra composer avec celle que vous lui laissez, vous pourrez mesquinement ficher le bordel dans la sienne. La vie est compliquée, point. Ce qui n’empêche pas de bien la vivre, attention ! Même si, parfois –et même souvent- vous avez un peu de peine…

 

C’est comme l’art de la conversation : vous ne savez pas comment vous y prendre. Tiens, pas plus tard que tout à l’heure tandis que vous promeniez votre chienne, un vieux promeneur inconnu mais sympathique que vous avez croisé a engagé la conversation sur « le temps qu’il fait » (c’est une obsession, ma parole, le temps qu’il fait, chez les gens !). Or, vous êtes tout bonnement incapable de tenir une telle conversation. Vous vous êtes donc retrouvé à bafouiller comme un gamin appelé devant la classe. Le vieux promeneur inconnu mais sympathique (à la sémillante moustache, pour ceux qui aiment les détails) a dû vous trouver bien bizarre.

 

Bref, votre vie, vous aimez bien la vivre, mais vous n’avez pas pour autant l’impression de la vivre pleinement. Toujours cette satanée sensation d’incomplet, comme s’il manquait des pages à votre livre ; qu’on avait laissé les chapitres d’exposition en oubliant les paragraphes qui vous donneraient les clefs de lecture. C’est fou ce qu’on peut faire avec un livre, des métaphores aux coups de dictionnaire sur la tête des importuns. Bien sûr, le mieux c’est encore de les lire. Mais qui lira celui que vous êtes, hein ?

 

Au travers de discussions forts intéressantes, vous en arrivez à la conclusion que vous êtes finalement assez seul. Oh, vous avez une famille et des amis qui vous aiment –et que vous aimez aussi- mais vous n’avez pas l’impression de vous sentir compris pour autant. Vous avez l’impression de ne dévoiler certaines parties de vous-même qu’en présence de tel ou tel personne –même proche- de votre entourage, tandis que vous en dissimulez d’autres. Du coup, vous pensez n’être jamais vous-même et pour finir vous ne savez même pas qui vous êtes vraiment. Vous ne vous sentez pas complet, même auprès de ces personnes qui vous aiment, parce que vous avez sans cesse l’impression d’être tiraillé et de vous adapter à votre interlocuteur. Parfois, vous rêvez d’avoir une personne dans votre vie auprès de qui vous pourriez simplement vous trouvez sans avoir besoin d’exacerber l’un ou l’autre trait de votre caractère tout en en taisant d’autre. Quelqu’un qui pourrait vous prendre dans ses bras en silence, sans vous harceler avec des « maisquestcquivapas ? » dont sont coutumiers les membres de votre famille à qui vous arrivez à vous confier et vos rares amis à qui vous vous laissez aller à livrer certains aspects de vous-mêmes. Pour vous, un ami ce n’est pas seulement quelqu’un qui vous parle et vous abreuve de conseils et de vérités, mais aussi quelqu’un qui sait se taire, et simplement rester avec vous sans toujours chercher à savoir. Un tel silence –qui n’en serait finalement pas un- vous apparaîtrait alors comme une des plus belles preuves d’amitié. Mais comme vos amies et amis –que vous aimez beaucoup, hein- ne sont pas du genre à ça et qu’ils ont plutôt tendance à vous assénez dès « je le savais/je t’expliquerai/je te l’avais bien dit/je ne te comprends pas, moi je… », vous n’avez encore pas trouvé une telle chose. Les gens se contentent de laisser un marque-page ici et là aux passages qu’ils comprennent, mais aucun n’a le courage de lire le livre entier, voilà tout.

 

C’est là qu’intervient le titre de votre note. Cette phrase est en fait tirée d’une chansonnette du film de Disney « La Belle et la Bête » (oui, vous aimez bien les Disney ! Un problème ?) qui en plus d’être votre dessin animé préféré (pas seulement chez Disney, mais en général) a eu le génie de mettre en scène le personnage de Belle, qui vous paraît bien moins gourde que grand nombre d’héroïnes. Et l’un des passages chanté par la belle (ah ah) dit ceci :

 

« Je veux m'envoler dans le bleu de l'espace,
Je veux tout ce que je n'ai pas :
Un ami qui me comprenne
Et des livres par centaines,
Sans m'occuper des gens qui jacassent. »

 

C’est fou comme il suffit parfois d’un simple dessin animé ou d’une chanson pour entendre les phrases qui nous parlent. Comme quoi, pas besoin de les chercher dans des bouquins de philosophie rédigés par des types qui écrivent comme s’ils présentaient un théorème. En tout cas, ces quelques mots vous définissent très bien... S’envoler ailleurs, vouloir ce que vous n’avez pas, arriver à ne plus vous soucier de ce que tout le monde pense et, surtout, « un ami qui me comprenne, et des livres par centaines. » Même gosse, ce passage là vous scotchait devant la télé tellement c’était –c’est encore d’ailleurs- ce que vous n’étiez pas arrivé  à exprimer vous-même tout en s'accordant à votre amour de la lecture. Au moins, vous avez sans doute des centaines de livres (en tout cas une). Cela dit vous n’avez pas le temps de tous les lire, et celui que vous êtes reste toujours fermé, incomplet, comme un vieux bouquin rongé aux mites posé sur une étagère. D’ici à ce que quelqu’un le prenne au lieu du livre flambant neuf avec sa belle couverture mis en évidence devant les rebuts, vous avez sûrement le temps de voir venir et d’angoisser en vous posant plein de questions.

 

Si vous affectionnez les Disney, il est vrai que ce n’est pas quelque chose de réel : la vie est compliquée. Mais ça, vous ne l’apprendrez à personne…

15.03.2008

Usé par l'avenir

 


 

La vie, c’est un peu comme jeter un chat dans une baignoire : aléatoire. Vous en êtes arrivés à cette conclusion il y a quelques temps déjà, et vous ne pouvez qu’y adhérer. Pour en arriver là, il vous a d’abord été nécessaire de dépasser l’image préconçue qui dit que tous les chats n’aiment pas l’eau. Ce qui est faux. Il existe des cas avérés de chats qui se plongent avec délice dans l’élément liquide, tels leurs grands cousins les tigres qui s’ébattent voluptueusement dans les rivières indiennes. Au final, on ne peut pas savoir si un chat aime l’eau avant de l’y plonger. Bon, évidemment, il y a l’art et la manière : il est fort peu probable que la bestiole goûte avec plaisir au bain si vous l’y lancer tel un ballon de fourrure, cela va de soi. Mais au-delà de ça, on ne peut pas savoir avant d’avoir vu le chat dans l’eau. Pour la vie, c’est pareil : on ne sait pas avant d’y être.

 

A noter que les chats n’en sont pas à leur première utilisation dans l’illustration d’une théorie quelconque. Vous pouvez citer pour exemple le célèbre paradoxe du chat de Schrödinger, qui veut qu’un chat enfermé dans une boîte soit à la fois mort et vivant (et surtout très en colère, rajoute l’écrivain anglais Terry Pratchett). Vous pouvez aussi mentionner la légende urbaine qui attache la tartine sur le dos du chat ; la tartine ne retombant que sur le côté beurré et le chat sur ses pattes, les balancer dans le vide attachés l’un à l’autre devrait alors les faire flotter dans le vide, partagés par deux gravités. Vous adorez la logique populaire.

 

Bref, tout cela pour dire que la vie, c’est un peu comme jeter un chat dans une baignoire. Vous n’imaginiez même pas revenir poster ici un jour, c’est dire. Déjà parce que vous avez mille autre choses à faire (que vous ne les fassiez pas n’a aucun rapport, que les mauvaises langues le sachent !) et aussi parce que vous ne savez pas trop quoi raconter. Seulement, vous en êtes arrivés à la question suivante : est-il vraiment nécessaire d’avoir quelque chose à raconter ? Franchement, hein ? Après tout, vous êtes chez vous sur ce blog… Vous n’allez pas vous mettre à écrire avec des lettres de couleur non plus (quoique vous n’êtes plus à un satanisme prêt…mais bon, il y a des limites !), ni mettre des chiffres à la place de lettres. Vous avez juste envie de…taper quelques mots, comme ça, sans raison. De manière aléatoire.

 

Peut-être parce que vous vous sentez fatigués ces derniers temps. Ecrire un coup vous fera peut-être du bien. Dernièrement, vous réalisez certaines choses que vous ne vouliez pas voir, apprenez des nouvelles que vous auriez préféré ne jamais entendre et vous posez des questions qui ont une fâcheuse tendance à rembrunir votre humeur. Ah, et vous avez appris que vous étiez souffrant d’un fonctionnement psychotique. En gros, vous avez les capacités sociales, la confiance en vous et la facilité à vous insérer dans la vie dite normale d’un tabouret. Pourquoi pas cela dit ? C’est tranquille, un tabouret. Il ne se pose pas de questions métaphysiques, n’est pas assailli par des angoisses diverses et variées avant de dormir (il ne dort même pas, c’est dire !) et il n’a pas de vie sentimentale à gérer. La facilité sociale d’un tabouret et l’ambition d’une pantoufle… Voilà qui vous définit plutôt bien.

 

L’ambition ! Ah, un grand mot qui vous en fait voir de toutes les couleurs ! Alors que vous n’en avez aucune, c’est dire ! Malheureusement, la majeure partie de votre entourage semble en avoir pour vous. Et ne peut pas concevoir que vous pourriez vous contenter d’une vie simple et tranquille. Plus d’intelligence que vous n’avez de force pour la supporter, c’est ainsi que vous vous voyez… Vous êtes fatigués, écrasés par cette ambition qu’on vous agite sous le nez comme un hochet devant un joufflu bébé récalcitrant.

 

Il y a une chanson de Damien Saez qui vous fait comme une claque à chaque fois que vous l’entendez ces temps-ci, tellement chacune de ses paroles ou plus vous parle. On peut notamment y entendre « usé par l’avenir ». Ca aussi, c’est tout à fait vous. Et c’est sans doute le cas de la majorité des gens, finalement. Usé par les études qu’on doit réussir. Par le travail qu’on doit trouver. Par la « bonne situation » que la société exige de nous. Par le bulletin de salaire de la fin du mois. Par ce film qui sort la semaine prochaine. Par cette chose à faire demain. Par demain. Vous avez parfois l’impression de vous battre pour demain, et que lorsque le demain est là, vous n’en profitez pas étant donné qu’il faut déjà lutter pour le lendemain.

 

Vous chérissez d’autant plus les instants présents dont on peut profiter sans restriction. Vos pas qui crissent dans la neige (quand il y en a). L’odeur de la pluie. Observer les oiseaux. Juste essayer d’être le soi que vous vous voulez réellement être, et non celui que vous vouliez être ou que le monde autour de vous veut que vous soyez.

 

Et malgré tout ce qui vous fait sourire, là, maintenant, vous avez subitement l’impression d’étouffer. La boule dans votre gorge, et cette tristesse dont vous ne trouvez pas l’origine. Cette peur de l’avenir qui arrive trop vite, comme une locomotive en contre-sens sur le pauvre cabri gambadant de votre innocence. Vous avez envie de fermer les yeux un instant, pour les rouvrir demain. Vous avez aussi envie de manger une tranche de gruyère, mais cela n’a plus grand-chose à voir avec la choucroute.

 

Vous voulez vivre, tout simplement. Et pour cela, il y a encore une question à laquelle vous devez répondre, et dont la dite réponse vous terrifie.

 

Qui êtes-vous, nom d’une chouette ?

 

 

Et pour illustrer tout ça, hop, la chanson de Saez vite trouvée par youtube(dont vous avez foiré la mise en page sur le blog, vous savez, merci) qui vous remue tant les tripes (la chanson, pas Saez; ce serait pas propre!):

 

 

 


 


05.12.2007

The Faculty: une note...

...parce qu'il paraît qu'on vous en réclamait une, depuis le temps! Allons bon, vous avez un blog? c'est fou ça, y a des jours où vous oubliez ce détail, et lorsque votre boîte mail vous averti qu'un nouveau commentaire a été laché (c'est la mode de dire "lacher des comm'"; vous trouvez ça un peu militaire, du genre bombardier allemands qui crachent leur napalm, mais soit, vous vous y pliez: la preuve, vous lachez une note!) sur votre site, la stupéfaction hébêtée, genre lendemain de fête, vous frappe, hagard: "tiens oui, j'ai un blog moi, c'est vrai!"!

 

Bon, mea culpa, mais le fait est que vous ne savez pas trop quoi raconter; votre vie n'est guère passionnante et vous n'avez pas le don de transformer chaque croustillante anecdote de la vie quotidienne en un festival scriptural avec erffets pyrotechniques. Mais bon, écrire un peu en plus, c'est toujours agréable pour vous, et ça fera plaisir à votre chérie qui vous réclame de nouveaux articles à grands cris!

 

 Il faut dire qu'entre votre boulot (que vous détestez) et vos cours (qui vous ennuient mais l'ambiance y est meilleure) ne vous laissent guère de temps pour une vie bloggique, étant donné que votre temps libre se partage entre tout ce que vous avez à faire pour tenir le coup, comme écrire, lire et ce genre d'éléments essentiels qui vous préservent de la folie profonde qui vous guette à mener une telle vie de dingue!

 

Tiens, en parlant d'écriture, il faut dire que rien que le forum rp, ça vous occupe pas mal! Et oui, au printemps, las de ne plus avoir votre dose de jeux de rôles, vous vous êtes lancé dans le monde étrange des forums rp. Ca vous permet d'écrire régulièrement, et force vous est d'avouer qu'une telle pratique vous fait beaucoup de bien! L'écriture, ça a beau être votre voie, c'est une voie qui doit se travailler!

 

Or donc, vous êtes arrivés il y a environ six mois, grosso modo, sur The Faculty, un très chouette forum de rp où vous avez grand plaisir à faire parler votre clavier. Qui plus est, vous vous élevez contre les mauvais esprits qui critiquent la rencontre de gens via la Toile; vous pouvez certifier que vos récentes expériences personnelles vous ont démontré qu'on pouvait être bien plus proche de gens à l'autre bout du monde que certaines personnes qu'on pouvait croiser dans la rue. Pour certaines de ces dernières, vous avez eu votre lot de déception... M'enfin, vous n'y pensez plus, et vous vous concentrez sur les amis qu'il vous reste près de chez vous et sur les nouveaux que vous vous faites plus loin!

 

A ce titre, vous en profitez pour exprimer votre amitié et votre gratitude envers les membres suivants de ce forum, que vous appellerez par  leurs pseudos:

 

-Merci Angèle, de m'avoir attiré sur The Faculty, et de ton amitié; si tu ne m'avais pas rabattu sur ce forum, j'aurais raté bien des choses!

 

-Light, chère lumière, écrire en ta compagnie est un plaisir sans-cesse renouvelé que j'attends chaque fois avec la plus grande impatience! Merci de ton amitié, et qu'il y ait encore beaucoup d'Albert Smith!

 

-Spike, mon grand, merci pour ton soutien, ton délire et ton enthousiasme! Que le soleil de ta Réunion natale continue de t'y éclairer!

 

-Twilight, espèce de vieille baderne (c’est affectif) ! Ton humour et ton professionnalisme ne sont plus à prouver, et je me demande toujours comment tu arrives à faire ce que tu fais sans t’écrouler ! Chapeau bas, mon ami !

 

Et plein d’autres personnes sympa, évidemment ! Hein ? On vous dit que vous avez oublié quelqu’un ? Allons bon ! C’est parce que vous gardez le meilleur pour la fin ! Parce que c’est sur ce forum que vous avez rencontré Iwëne, votre nez-toile(ne cherchez pas, laissez tomber…), hein ma chérie ? Et ça, c’est une des plus belles choses qui pouvait vous tomber dessus ! Tiens, vous en profitez pour lui dédier cet article (vu qu’elle vous harcelait pour que vous en écriviez un nouveau sur ce blog) ! Et oui, c’est pour toi ma chérie, avec tout mon amour !

 

Sur ce, vous allez vous arrêter là, parce que vous avez parlé de ce que vous vouliez, à savoir The Faculty, et il ne faudrait pas que vous mettiez ici trop d’inspiration si vous voulez réécrire un article sur ce blog un jour ! Alors, vous saluez bien bas vos chers lecteurs, et c’est d’un mouvement de chapeau que vous tirez votre révérence…jusqu’à la prochaine fois !

 

29.10.2007

Aujourd'hui: premier cours inter-entreprise, histoire de mieux comprendre la voie où je me trouve... Réaction?

...

 

"Ohmondieuohmondieuohmondieumaisquestcquejfouslà

maisquestcquejfouslàmaisquestcquejfouslà?!?" 

25.10.2007

Know who you are, and thank the light. (et accessoirement, non, je ne suis pas mort. Je me suis juste réveillé.)

La plupart du temps, autant dire presque toujours, vous ne savez pas vraiment qui vous êtes. Oh, vous êtes là, c’est indéniable. Vous avez vos deux pieds qui vous portent du matin au soir, vos deux bras qui se balancent au rythme de la marche (dieu, quand vous y pensez, vous vous dites que marcher est décidemment l’une des chose d’apparence les plus idiote du monde ; non mais qu’est-ce qu’on a l’air tarte quand on marche ! On sait jamais quoi faire de ses bras… Les singes ont tout compris, eux ! Cela dit, c’est surtout parce que sinon ils finiraient par s’emmêler une main qui traîne dans les pieds, mais passons…), et au-dessus de tout ça, votre tête dont les yeux hagards ne cessent de s’écarquiller chaque, des fois où ils verraient ce qu’ils ne sont même pas sûrs de savoir chercher.

En fait, vous avez beau avoir une vie sommes toutes agréable, dont vous n’avez pas à vous plaindre –et vous ne vous en plaindrez pas- et être pleinement conscient de la chance de vivre, vous ne pouvez vous empêcher de vous demander si cette personne qui traîne des pieds dans le train tous les matins et tous les soirs est réellement vous.

A vrai dire, vous en doutez.

L’ennui, c’est que vous ne savez pas qui vous êtes. Ce qui rend les choses difficiles lorsqu’on veut s’acheter un billet de cinéma, mais surtout lorsqu’on essaie de déterminer quel chemin suivre. De préférence celui où on n’aura pas trop de petits cailloux dans la chaussures et où l’on fera quelques rencontres intéressantes. Comme vous-mêmes. Vous attendez de vous voir marcher en face, afin de saisir l’occasion de vous payer un verre et de vous expliquer qui vous êtes censés être vraiment. De toute façon, vous payerez la prochaine tournée.

En fait, malgré tout ce que la vie, votre vie, peut avoir de concret, vous vous demandez si ce que vous êtes vraiment n’a pas une plus grande tendance à se balader au-dessus des nuages de manière vaguement fantaisiste plutôt que d’occuper votre corps en temps et en heure. Ce qui vous arrangerait vachement, surtout pour choisir le bon film.

Et puis vous finissez par vous dire que ce n’est pas qu’aucune voie vous convient, mais qu’il est plus juste de dire que c’est vous qui ne convenez à aucune d’entres elles. Vous y finissez par y croire, comme on croit en un dieu ou dans les analyse de fissions, voir même dans les manuels de coaching « ayez confiance en vous ». D’accord, mais vous, c’est qui ?

Alors, donc, vous vivez, vous aimez ça mais vous vous êtes enfermés dans cette conviction que vous n’aviez pas trouvé la place qu’elle avait prévue pour vous dans un de ses bons jours. Vous avez des chaussons aux pieds, mais ils ne sont jamais totalement de la bonne taille. Vous auriez pu accomplir de grande choses, si seulement vous auriez su dans quelle jambe du pantalon de la vie il glisser la vôtre.

Alors vous vivez en profitant du bon moment, mais sans savoir quelle chance saisir, parce que vous ne sauriez pas les reconnaître d’une pomme de terre si vous les voyiez. Du moins vous vous en êtes persuadés. Par dépit, vous suivez une voie que vous savez ne pas vous convenir ; mais vous savez aussi que les autres conviendraient encore moins, alors vous vous laisser faire. Vous vous taisez parce que vous n’avez rien à dire, parce que des gens comptent sur vous, s’inquiètent pour vous, et que vous ne pouvez pas les décevoir.

Et pourtant, il y a toujours ce petit quelque chose en vous, que vous entendez mais que vous n’arrivez pas à écouter. Comme un enfant perdu qui crie pour qu’on le retrouve. Vous essayez d’éclairer votre chemin à la lueur des étoiles, mais elles sont toutes si différentes, si éloignées que ce n’est plus que cacophonie de lumière. Vous haussez les épaules, vous avancerez ; sur un chemin qui n’est pas le bon, mais qui vaut mieux que d’autres. Le bon, celui qui vous permettrait de vous réaliser, vous ne l’avez pas encore trouvé.

Et puis, un jour, suite à un concours de circonstances dont vous n’auriez jamais soupçonné l’impact, vous voyez une lumière qui brille plus que les autres. Elle est différente. Elle vous tombe dessus sans prévenir, vous n’y croyez pas, mais l’enfant perdu qui est en vous s’apaise. Au détour d’un chemin, sous cette douce lumière, vous vous retrouvez. Et si vous ne savez pas encore qui vous êtes, vous savez par contre que vous vous trouvez pour une fois à votre place, dans cette lumière. Parce que c'est grâce à elle que vous avez retrouvé l'envie d'écrire sur ce blog, par exemple. Et que vous aurez en vie de faire plein d'autres choses, et de ne plus refuser les découvertes.

Vous avez trouvé votre bonne étoile, et elle vous montre le chemin. Alors vous vérifiez que vous avez de bonnes chaussures, vous esquissez un sourire, et vous la suivez.

Car c’est en suivant une étoile que vous saurez qui vous êtes. Et vous n’auriez pas pu tomber mieux.

 

07.06.2007

Le mercredi, c'bien mieux qu'le dimanche


podcast

 

 

 J’sais on est jeudi et j’ai mis mercredi dans l’titre mais j’fais c’que j’veux.

 

Tout ça pour dire que hier après-midi (le mercredi donc, pour ceux qui suivent pas) s’est révélé être un intéressant moment. En effet, le SPJ (Société Protectrice de la Jeunesse, en Suisse) fête ses 50 ans en automne, et mon cher assistant social (oui, j’ai un assistant social, étant donné que chuis dans une famille d’accueil) m’avait parlé d’un projet qui avait émergé dans son esprit.

 

Le but était de demander aux enfants et ados affiliés au SPJ d’écrire un petit texte ou de faire un dessin sous le modèle «ce que j’aimerais dire à quelqu’un (papa, maman, sœur, frère, etc…) ». Etant donné que je n’ai pas grand-chose à faire de mon temps pour l’instant, mon assistant m’avait proposé de me joindre au comité de lecture chargé de ce projet : faire un livre contenant les meilleurs textes et dessins pour ce fameux cinquantenaire.

 

J’ai bien évidemment accepté, et hier nous sommes allés à une réunion du comité de lecture au sein de la maison d’édition et d’imprimerie Grand (éditions Ouvertures). Au préalable, j’avais comme chacun d’entre nous reçu un gros dossier contenant entre trente et quarante textes et dessins envoyés au SPJ. C’est ainsi que nous avons passé notre après-midi de hier (et notre début de soirée) autour d’une table à délibérer sur toutes ces œuvres. Il y avait l’éditeur (un monsieur très sympa), d’autres représentants du SPJ, etc…On devait être huit ou neuf et l’ambiance était très bonne.

 

J’ai donc pu assister aux prémices de la naissance d’un ouvrage au sein même de la maison d’édition. Et choisir parmi touts ces textes s’est révélé très difficiles. Il y avait de tout, des messages d’espoirs comme de révoltes, et certains de ces textes se sont réellement révélés très durs à lire. Je peux vous dire qu’en sortant de la réunion, je me suis dit que j’avais quand même eu pas mal de chance dans ma vie. Que dire de ce texte d’une jeune ado dont la mère est morte et qui imagine déjà la mort de son père, son propre suicide et celui de son petit frère pour qu’ils se retrouvent au paradis ? Ou de cette fille qui racontait comment elle et ses frères et sœurs ont vécu l’enfer dans une famille d’accueil qui n’aurait jamais dû avoir le droit d’accueillir des enfants ? Evidemment, il y avait d’autres textes plus gais, d’enfants et d’ados qui sont sortis du tunnel mais…il y a certaines phrases qui nous passent sous les yeux et qu’on ne peut pas oublie.

 

En juillet, le comité se réunit une nouvelle fois pour parler de  la maquette du bouquin. J’espère vraiment que ça donnera quelque chose de bien, et je suis ravi, et même un peu fier, de suivre le projet.

 

Le SPJ, comme tous ces gosses et ses ados, méritent amplement un tel ouvrage.

 

 

Sinon, j’aime bien le mercredi. Sans doute une réminiscences du temps du collège, où le mercredi après-midi est synonyme de congé en Suisse. En plus, et c’est strictement superficiel, j’ai pu suivre hier soir la fin d’une énième série française de l’été « Suspecte ». Je dois dire que pour une fois, ils ont réussi à nous pondre une intrigue originale et bien menée par un trio d’actrices exceptionnelles (Ingrid Chavin est une actrice extraordinaire, et Karina Lombard et Elodie je sais plus (une suissesse^^) étaient aussi vraiment douées). Après l’involontairement hilarant nanar qu’était toute la saga du Zodiaque (Francis Huster m’aura fait hurler de rire plus d’une fois malgré lui) et autres trucs à la Dolmen, enfin quelque chose qui donne envie d’allumer son post. Je dis chapeau (même si je m’attendais à mieux pour la fin mais bon…).

 

Et puisque on est dans le plaisir superficiel, le mercredi soir y a Docteur House, et cette série est tout bonnement géniale, surtout grâce au personnage principal au charisme aussi fascinant que détestable.

 

En bref, retenez juste une chose : dimanche nul, mercredi bien.

 

Chanson du moment: ("voir" au début de la note, comme d'hab') Baba Yetu, de Christopher Tin

Bouquin du moment: toujours le même; je lis trop peu ces jours, c'pas bien. >_<

Humeur du moment: relative